19.05.2012

Audrey for ever

 

Audrey Pulvar. Je ne comprends pas toutes ces gloses, ces controverses, celles d’avant-hier, d’aujourd’hui et de demain.

 Que son compagnon de jeux soit candidat, primaire, adepte du stand up, visiteur de manufacture de soutiens-gorge, enseigne de pédalo, ministre du plan, conquérant d’industrie ; fort bien. Qu’importe.

 Mais quand une journaliste estimée et estimable danse de joie au coin d’un bar au côté d’un candidat fort d’un succès électoral d’estime, oui, on peut en discuter, questionner. Que cette journaliste soit la belle-sœur, la camarade d’école, la présidente du fan-club ou le médecin homéopathe dudit responsable politique. Qu’elle arbore une Marlboro light ou une rose rouge entre les dents. Parce qu’elle n’est pas éditorialiste à Libération, rédactrice à Politis ou reporter au Populaire du Centre, mais sur le service public de radio et de télévision.

 Qu’elle soit une journaliste talentueuse, cultivée, curieuse de tout, bosseuse, affutée, intervieweuse tenace, courageuse ; fort bien. Une journaliste qui sait porter un regard décalé, trouver des angles inédits, jouer de ses multiples champs de compétences et passions ; formidable. Mais qu’elle use avec constance d’agressivité sans distance, du ton ou de la moue hautaine voire méprisante, du ricanement en plan de coupe, personnalise à outrance ses entretiens, questionnements, affrontements, on peut en discuter, non ? Sans être en rien un adepte de Rioufol ou un élève de Buisson.

 Que l’on soit à peine réveillé au pied de son transistor ou pas encore couché devant sa télé, on peut s’interroger sur sa manière, sur sa tendance à se mettre elle-même en cause et en avant –moi femme, moi antillaise, nous victimes. Intuitu personae. Ad vitam aeternam.

 Hypocrisie, dit-on. Puisque, chacun le sait, tous les journalistes (femmes, hommes ; hétéro, gays, lesbiennes, bi, trans, métrosexuels, abstinents, polyphosphates) pratiquent le toboggan aquatique et la poterie ayurvédique, midi et minuit, avec des présidents, ministres d’Etat, députés, sénateurs, conseillers généraux, ministres plénipotentiaires et gardes-champêtres (hommes, femmes…). Et que Jean-Michel Apathie joue à la pétanque en triplette et en nocturne avec Alain Madelin et Christine Boutin. Mais quel rapport (comme aurait dit le Dr Lacan) ?

L’égalité femmes-hommes sera achevée, m’explique-t-on, lorsque une femme incompétente, athée et borgne, sera élue pape à Rome. Que nul ne s’autorisera le moindre commentaire allusif si elle épouse un ayatollah. Ni si, du balcon de saint(e) Pierre elle bénit urbi et orbi à la sulfateuse.

Je n’en disconviens pas.

 

J. B.

 

 

 

 

 

14.05.2012

Sur les hauteurs d'Argenteuil

Mon camarade Frédéric Lefebvre-Naré est candidat pour le Mouvement Démocrate aux élections législatives à Argenteuil. Il croit toujours, comme Jean-François Kahn, que "Voter Bayrou c'est un vote révolutionnaire" : selon les mots d'un maire cité sur son blog : "une révolution morale et éthique, et c'est de cela dont nous avons besoin". Frédéric a voté Hollande, sans plus d'enthousiasme que d'hésitation.

La révolution morale commencera à Argenteuil ? C'est tout le mal que je souhaite à Frédéric et à Argenteuil. A la veille du 15 mai 2012, journée deux fois historique : le président Hollande entre à l'Elysée et Louise entre dans sa seizième année.

 

J. B.

13.05.2012

Brève de compteur

Loir-et-Cher : le vote rural pour M. Sarkozy a primé

Le Monde.fr |06.05.2012 à 23h09 • Mis à jour le07.05.2012 à 02h11

Par Jacques Bugier

 
Avec 52,42 % pour Nicolas Sarkozy, le département de Loir-et-Cher reste à droite, même si François Hollande y progresse par rapport au score de Ségolène Royal en 2007 (47,58 % contre 44,98 %). Le vote rural, conservateur et protestataire, a contrebalancé le vote des principales villes - Blois, Vendôme et Romorantin - gérées par le PS. Le report des voix de Marine Le Pen du premier tour apparaît notamment différent selon la taille des communes et les paysages : très nettement en faveur de Nicolas Sarkozy chez les ruraux, beaucoup plus partagé en milieu urbain. A appliquer les résultats de ce dimanche aux législatives de juin, deux sièges de députés sur trois devraient rester à droite, le sort du troisième (à Blois) est incertain. Sauf à imaginer des triangulaires avec le FN, théoriquement possibles dans les trois cas.

Jacques Bugier